La Maison Blanche refuse de signer une déclaration internationale sur l'extrémisme en ligne

L’administration Trump ne signera pas d’engagement international des gouvernements et des services en ligne pour lutter contre le contenu extrémiste en ligne. L’appel de Christchurch doit son nom à la ville néo-zélandaise où un terroriste a assisté à la mort de 50 musulmans tués par balle en mars.

La déclaration est officiellement publiée aujourd'hui dans le cadre d'un sommet international à Paris. Il portera les signatures de plus d'une douzaine de pays, dont l'Australie, le Canada, la France, l'Allemagne, le Japon, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni. Des entreprises technologiques de premier plan, notamment Facebook, Google, Microsoft et Twitter, se sont également connectées. Mais pas le gouvernement américain.

"Les États-Unis se tiennent aux côtés de la communauté internationale pour condamner le contenu terroriste et extrémiste violent en ligne avec la plus grande fermeté", a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué envoyé mercredi par courrier électronique. Le gouvernement américain a déclaré qu'il "continuerait à soutenir les objectifs globaux énoncés dans l'appel", mais qu'il "n'est pas actuellement en mesure de se joindre à l'aval".

La Maison Blanche n'a pas expliqué pourquoi elle ne pouvait pas soutenir cette déclaration, mais le Premier amendement semble être une préoccupation majeure, selon le Washington Post. "Nous maintenons que le meilleur outil pour vaincre le discours terroriste est un discours productif", a déclaré hier la Maison Blanche.

En vertu du premier amendement, la loi américaine protège un concept de liberté d'expression plus large et plus solide que celui de la plupart des autres pays. D'autres pays réglementent strictement les discours de haine, la pornographie, la publicité politique et tout autre contenu controversé. En revanche, la Cour suprême des États-Unis n'autorise les restrictions de parole que dans une poignée de catégories restreintes, telles que la pornographie enfantine, la diffamation et l'incitation à la violence.

Dans l'attente de la publication mercredi de la déclaration internationale, Facebook a annoncé qu'il élargirait sa politique "d'une seule frappe" pour Facebook Live. Toute personne qui commet l'une des infractions majeures visées par les règles Facebook, par exemple en se liant à une propagande en faveur du terrorisme, se voit interdire d'utiliser Facebook Live pendant une période (par exemple 30 jours) à la première infraction. Facebook indique que ces utilisateurs ne pourront pas non plus acheter d’annonces sur la plateforme.